Publié le 12/11/2019

De nouveaux chantiers de restauration dans le cadre du PRAT

En début septembre, la tourbière du Mélinais et celle des Grandes Landes à La Flèche, ont suivi un stage un peu particulier. Ces deux bas-marais alcalins sarthois auraient pu avoir toutes les qualités pour recevoir les charmes des belles Gentianes pneumonanthes… mis à part peut-être leur caractère un peu trop fermé pour ces belles dames de l’été. La faute à leurs éducatrices, les pratiques agropastorales, qui les ont progressivement abandonnés depuis les trente dernières années. Alors un coaching intensif d’une dizaine de jours leur a permis, on l’espère, d’être plus que prêts pour l’été prochain. En attendant le résultat, on leur accorde tout de même un peu de torpeur hivernale.

Sur la tourbière de la Martinière à Saint-Vincent-sur-Graon, plusieurs espèces protégées vont pouvoir passer leurs prochains mois dans la lumière du Sud…de la Vendée. Menée en partenariat avec le PNR du Marais poitevin, cette restauration a été réalisée avec l’aide d’une trentaine de jeunes étudiants, pleins de vigueur et d’allant pour débroussailler, tronçonner, et exporter la matière qui délestera un peu notre petite tourbière ainsi que ses hôtes végétales d’une rareté toute vendéenne.

La relève de la restauration est assurée pour le bas-marais alcalin de Dissé-sous-le-Lude, considérablement atrophié au cours du demi-siècle dernier. La populiculture en est la principale coupable, et tant bien que mal, l’Epipactis des marais, la Gentiane pneumonanthe et l’Orchis élevé tendaient encore leurs fébriles pétales pour tenter d’accueillir le rare Azuré des mouillères. L’enjeu est de taille pour le retour de ce papillon discret, dont on prendra des nouvelles l’été prochain !